Chaque élève développe ses propres points faibles, mais certains reviennent suffisamment souvent pour mériter une attention particulière.
La première zone de fragilité concerne les temps du passé et leur emploi. La distinction entre le pretérito indefinido et le pretérito imperfecto (l’un pour les actions achevées et délimitées, l’autre pour les états, les habitudes et les actions en cours dans le passé) est l’un des points qui résistent le plus longtemps aux élèves francophones. Le français ne trace pas cette frontière avec la même précision, ce qui rend le choix entre les deux temps moins intuitifs qu’il ne le semble.
La deuxième zone de fragilité porte sur l’expression orale en condition d’évaluation. Beaucoup d’élèves qui comprennent bien l’espagnol à l’écrit se bloquent à l’oral : ils cherchent leurs mots, calquent la syntaxe française, hésitent sur les accords. Cette gêne se dissout uniquement par la pratique régulière dans un environnement sécurisé exactement ce que le cours particulier individuel offre.
La troisième zone concerne la compréhension de documents authentiques. Un enregistrement en espagnol natif, une vidéo en espagnol d’Amérique latine avec un accent différent de celui du professeur, un article de presse avec un vocabulaire non appris : ces situations déstabilisent les élèves habitués aux supports simplifiés des manuels. Le cours particulier introduit progressivement cette complexité authentique, à un rythme adapté.